| mercredi 17 mars 2010, a 22:07 |
| Visite au médecin légiste pour évaluation de dommages corporels |
Enfin, je reçois une
convocation pour passer au médecin légiste, il devait évaluer mon taux d'invalidité et évaluer les dommages
corporels.
Je me présente, avec
une amie, parce que il m'est impossible de me déshabiller seule, et là, il me
demande si ça me dérangerait d'avoir l'avis d'une toxicologue de l'université
de Liège.
Je lui dit pour moi il
n'y a aucun problème, et alors, une visite rapide sur mes documents, mes
radios, et un très long questionnaire sur mes antécédents, elle me fait alors
un rapport que il n'y a que 1 personne sur 3.000.000 qui pouvait être
allergique à l'Euphyline.
Et si j'étais celle là ?
Je lui remets un document, datant de quelques années, qui disait, ne jamais
donner de l'Euphyline à Madame L…, car il y a une allergie très forte.
Elle n'en démordait pas,
elle continuait avec ses statistiques, je commençais à m'énerver mais alors là,
c'était plus fort que moi.
Je lui dit, , doucement
car je savais à peine respirer, écoutez Madame, avec tout le respect que je
vous dois, vos statistiques, vous pouvez vous les servir en dessert, avant mon
opération, j'étais en pleine forme, et vous croyez que je me promène avec une
bonbonne d'oxygène pour mon plaisir ?
Et alors là, elle me réponds,
on a déjà tout vu.
J'étais sidérée, je me
suis levée, et je suis sortie avec mon amie, j'étais en larme.
Je ne savais toujours
pas ce qui m'était arrivé mais maintenant je m'en doutais, on m'avait injecté
ce produit qui pour moi a détruit mes poumons.
J'attendais avec
impatience d'avoir accès à mon dossier. |
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| mardi 16 février 2010, a 21:52 |
| le parcours du combattant |
Au mois de septembre,,
car en Belgique , nous avons les vacances judiciaires, la Justice est déjà
lente, mais les vacances c'est sacré, mon avocat écrit à Madame la Juge d'instruction,
que j'étais à son entière disposition et
que je me rendrai à toutes les convocations qu'elle voudra bien me tenir pour
les services d'enquête et que je me tiens à la disposition dumédecin légiste
dont elle saisira l'opportunité de la
saisine.
Entre-temps je piaffais
d'impatience, je me demandais ce qui pouvait bien avoir provoqué ce coma, le
silence était de mise, mais je comptais bien mener l'enquête de mon côté
également.
Pendant ce temps j'avais
attaqué l'INAMI (institut national de maladie invalidité) , et j'étais déjà
passé chez un expert de dommages corporels qui avait évalué mon invalidité a 86
pour cent à vie.
J'ai transmis ce
jugement à mon avocat, qui s'est empressé de le transmettre au Parquet de
Charleroi.
Faut dire aussi qu'en Belgique,
les documents passent par tellement de services, que vous ne savez jamais à
quelle date ils vont arriver.
Enfin le 9 novembre, Maître
DEMANET, demande de se porter de nouveau partie civile pour moi avoir accès à
mon dossier et comprendre enfin.
Je vous ferai également
remarqué le temps qui s'est écoulé depuis ma plainte primaire. Le 17 novembre
1997. |
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| lundi 25 janvier 2010, a 22:29 |
| la balle a rebondi |
Le 22 avril 1998, je recevais des
nouvelles de mon avocat qui me disait qu'il avait attendu pour voir si j'avais
des nouvelles et que étant mon conseil, dans l'état actuel des choses, il ne
voyait pas l'intérêt d'une telle médiation.
Je risquerais en outre, par des
informations que je ne pourrais prouver à raison de l'instruction et de l'information
en cours, d'avoir des conséquences fâcheuses.
Lorsque qu'on est « victime »
on est impatient, malheureusement, l'avenir m'apprendra que c'est très long.
Le 3 juin, je me suis rendue au
greffe de Monsieur le Procureur du roi à Mons.
L'employée m'a confirmé que mon
dossier avait été transmis à Charleroi pour mise à disposition le 19/11/1997
car le dossier devait être traité à Charleroi, vu que l'hôpital se trouvait à
Charleroi.
J'étais furieuse par la
nonchalance de ces employés. J'ai aussitôt téléphoné à Charleroi et le greffier
m'a répondu que mon dossier a été mis à l'instruction au mois de mars 1998 et
qu'un Juge d'Instruction avait été désigné.
C'était une femme, j'étais
soulagée enfin, quelqu'un qui allait m'écouter.
Et la procédure recommençait de
nouveau, le 27 août, Monsieur le procureur du Roi écrivait à mon avocat en lui communiquant
le nouveau numéro de mon dossier et le nom de Madame la Juge d'Instruction.
Je croyais vivre un cauchemar, je
me mettais à sa disposition quand elle le voulait, j'avais hâte de la
rencontrer et surtout de consulter mon dossier, car la victime si elle se porte
partie civile a droit de regard sur son dossier, sans dévoiler bien sur le nom
des personnes et les adresses.
Selon que vous serez puissant ou
misérable………….. |
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| mercredi 06 janvier 2010, a 17:30 |
| Démarches judiciaires entamées |
Voilà, la machine judiciaire venait de sa mettre en route, pour combien de temps, Dieu seul nous le dira. A ce moment là vous vous dites, enfin je vais savoir la vérité, l'espoir renaît en vous, une petite flamme au fond de votre cœur viens vous réchauffer.
Le 13 janvier 1998, Maître DEMANET adressait à Monsieur le Procureur du Roi à Mons, une lettre lui demandant un rendez-vous avec Madame ou Monsieur le Substitut en charge de ce dossier.
Il lui demande également de bien vouloir lui fixer une heure après-midi.
Le 25 mars 1998, Maître Yves DEMANET me demandait si j'avais reçu des nouvelles, si j'avais été convoquée par la police judiciaire ou par le médecin légiste.
Avez-vous des informations à me donner ?
Hélas, je n'avais aucunes nouvelles.
Le 1er avril, je lui écrivais que dès que je serais en possession d'informations, je lui communiquerais de suite. Et, que je pouvais également médiatisé cette affaire par voie de presse et par voie télévisée.
Mais comme la plainte était déposée, cette affaire était sous le secret de l'instruction, et je ne pouvais plus agir comme je voulais. |
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| mardi 08 décembre 2009, a 16:24 |
| Premier contact avec mon avocat |
De part mon métier, je connaissais quelques avocats de renom, et je me dit : qui ne risque rien n'a rien. J'écrit donc à Maître DEMANET YVES, avocat au barreau de Charleroi et je lui exposais mon cas en quelques lignes, bien sur et je lui demandait si il ne voulait pas être mon Avocat, mais j'insistais bien sur le fait que je ne saurais pas le payer, vu les coûts de mes soins. Je postais donc ma lettre le 22 septembre 1997, avec de l'espoir plein les yeux.
Le 21 octobre, je reçu une réponse positive qui disait que il avait réfléchi à la question, et qu'il avait entrepris déjà une recherche en jurisprudence.
En Belgique l'avocat dépend de son bâtonnier (chef des avocats) et celui-ci lui avait donner l'autorisation de me défendre sans honoraires, à la condition que si le procès était gagné, je devais le régler dans la légalité.
Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça m'a fait, enfin j'allais pouvoir rencontrer une personne qui allait faire éclater la vérité au grand jour.
Je pris donc rendez-vous avec Maître DEMANET et après une longue discussion sur sa manière de présenter les choses, le 17 novembre, une plainte contre X est déposée à Monsieur le procureur du Roi de Mons, la machine judicaire était mise en marche. Il n'y avait plus qu'à attendre.
Dans le courant du mois de février, deux gendarmes de la brigade de la gendarmerie de Gilly, sont venus me rendre visite, et m'ont demande de confirmer ma plainte. Ils avaient été délégué par Monsieur le procureur du Roi, car le lendemain, il allaient se rendre à l'hôpital de Charleroi saisir les pièces maîtresses de mon dossier.
Quand ils se sont présenté, le directeur de l'hôpital s'est retranche derrière le secret médical, mais la Juge d'instruction qui avait été désignée a ordonné une perquisition, c'est ainsi que le Parquet a put prendre connaissance de mon dossier.
Nous devenions donc partie civile, et nous pouvions consulter notre dossier. |
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| mercredi 18 août 2010, a 21:50 |
| Le récit de mon calvaire continuera fin de cette semaine |
Ne croyez pas que j'ai abandonné le récit de mon calvaire, mais en Belgique pour écrire un blog ou un livre sur son histoire, une fois que la justice y et mêlée, il faut des autorisations de la Magistrature, et je viens de les recevoir.
Pour vous donner une idée de la longueur de la Justice .
A bientôt
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| vendredi 04 décembre 2009, a 23:01 |
| mes démarches laborieuses et administratives |
L'année 1995 commençait très mal
pour moi , outre les bronchites asthmatiques à répétition, la santé de maman déclinait
lentement, elle était dans un autre monde, elle ne se rendait pas compte de qui
m'était arrivé, et le 15 mars, elle s'éteignait lentement à la maison, dans son
lit, tranquille. Je dois vous dire que je perdais tout, je n'avais plus
personne. J'allais mettre toute mon énergie à savoir enfin la vérité.
Sous les conseils de mon médecin
traitant, j'ai consulté une pneumologue, jamais de ma vie, je n'ai rencontré
une personne si compétente, attentive. Elle m'a écouté jusqu'au bout sans
jamais m'interrompre. Ca me faisait un bien fou de pouvoir enfin avoir une spécialiste qui m'écoutait.
Elle me visita et là j'ai apprit que je souffrais de BPCO sévère, la capacité
de mes poumons était réduite à 42%, cette maladie est irréversible. Mais elle voulait
savoir ce qui m'était arrivé et elle m'a promit de faire une enquête
personnelle. Je lui faisais entièrement confiance.
Malheureusement, outre ces
maladies, les revenus baissaient puisque j'étais devenue invalide de mutuelle, et
suite à tous mes renseignements par Internet, j'ai appris que je pouvais
demander l'aide à a tierce personne mais
qu'il fallait entreprendre les démarches vers l'INAMI, en France c'est la
caisse de maladie.
Si j'avais le bonheur d'être
reconnue, mon salaire augmenterait de 40% c'était déjà ça.
Je me suis rendue au service
sociale de ma mutuelle, et là, je suis tombée sur une assistante sociale têtue
comme une mule. Elle m'a dit « c'est inutile de demander l'aide à la
tierce personne, le fait d'être venue jusqu'ici toute seule vous retire déjà
des critères.
Mais comme je suis têtue comme une
mule, j'ai introduit ma demande, j'ai été convoquée au tribunal de travail et Monsieur le Juge a demandé une expertise médicale
par un expert assermenté et désigné par la justice.
Quand cet expert m'a reçu à son
cabinet et qu'il a vu mes quelques rapports, il m'a dit Madame, ne vous déshabillez
pas je vous accorde 12 points d'office et
je vous souhaite bonne chance.
Après 2 ans de procédure, j'ai
enfin été reconnue par le tribunal du travail comme aide à la tierce personne.
C'est ce qui m'a permis d'introduire
une demande à La Vierge Noire, un ministère qui alloue des allocations aux
handicapés reconnus.
Cette démarche a duré un an parce
que en introduisant ma demande, j'ai glissé le rapport de l'expert, et bien sûr,
personne ne pouvait le contester.
Maintenant, j'étais à l'abri
financièrement, mon moral était remonté à bloc et nous étions tout de même en
septembre 1997. En accord avec mon
médecin traitant, ma pneumologue, je décidais de déposer plainte contre X pour me porter partie civile et avoir accès à
mon dossier et une idée me vient en tête. |
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| lundi 30 novembre 2009, a 17:25 |
| Je voulais des réponses à mes questions. |
Mon fidèle Docteur de famille, venait toutes les semaines voir mon évolution, il a téléphoné partout pour savoir ce que j'avais eu, il n'a eu aucune réponse. Il commençait a se poser des questions aussi.
Je tombais endormie tout le temps, et après je me réveillais et j'avais comme l'impression que j'avais oublie de respirer. J'en parlais à mon docteur traitant et il m'a fait aller au laboratoire du sommeil ou j'ai été hospitalisée 3 jours pour effectuer des examens approfondis.
Et là, surprise, de temps en temps, j'oubliais de respirer, ça arrive au nourrisson (mort subite) j'ai reçu alors une CIPAP que je devais mettre la nuit et un oxygéno-concentrateur (appareil qui fabrique de l'oxygène à partir de l'air ambiant).
J'ai toujours à l'heure actuelle ces deux appareils.
Je ne vous dit pas la tête de mon médecin traitant quand il a vu les résultats.
Et à partir des médicaments qu'on m'avaient prescrit à ma sortie de clinique, comme nous n'avions aucuns rapports , nous avons décidé de remonter la filière pour savoir exactement les dégâts que j'avais subit.
J'ai commencé par ma tension, quand le spécialiste m'a vu arriver dans son cabinet, lui qui m'avais vue avant, il a changé de couleur, et là j'ai appris que ma tension minima n'était pas bonne, et qu'on allait essayer de la stabiliser. Heureusement que je suis venue vous voir Docteur, il m'a répondu oui Madame, je ne peux rien vous dire hélas, tout ce que je sais c'est que Monsieur B….. (Mon chirurgien) est très ennuyé, pas autant que moi vous savez, je ne sais même pas ce que j'ai, je n'ai rien, pas un seul document, heureusement que j'ai reçu une ordonnance avec mes médicaments à prendre, il était désolé. Je n'ai jamais rencontré tant de gens désolé.
Le gratin reste à venir, Je me rends chez un cardiologue réputé, il me visite, il me dit à quand remonte votre dernier infarctus ? Je ne sais pas docteur, je suis venue ici pour comprendre ce qu'il m'est arrivé. Il sort du cabinet, va téléphoner, et quand il revient, il me dit il ne faut rien me demander, je vous prie de sortir.
Et bien là, je n'avais jamais vu ça, je savais à peine respirer, j'avais fait un infarctus, et le cardiologue me mettait dehors parce que j'avais osé lui demander ce que j'avais.
Je dois vous dire, que quelquefois je le rencontre, il rase les murs et devient tout rouge, il a de la chance, que je suis arrangée comme ça.
Mon Docteur traitant n'en revenait pas , surtout lui, aimable (il paraît). Mais j'avais déjà 3 réponses à mes questions.
Le sommeil, le cœur et la tension. |
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| samedi 28 novembre 2009, a 10:10 |
| les deux mois de revalidation |
Mon retour fut une fête, mes amis, mes voisins, ils étaient tous là, mes deux chats me boudaient et ma maman était heureuse aussi, heureusement qu'elle avait perdu la notion du temps, et qu'elle n'a pas connu ma souffrance, je suis fille unique, vous vous imaginez.
Ma vie commençait à s'organiser, le matin l'infirmière, ma douce Agnès venait me faire une toilette complète au bain, j'avais difficile a me relever parce que je n'avais pas de force dans mes jambes mais avec ma volonté, j'en ai attrapé dans les bras, je voulais m'en sortir.
Suivi de mon merveilleux kiné Tony que je ne saurais jamais remercier assez, il me réapprenait à marcher pendant ½ heures.
Pour celui ou celle qui lit, ça doit faire sourire, mais ce n'est pas évident,
Le soir Tony repassait, encore ½ heures d'exercices et ma douce Agnès venait me rafraîchir et me mettre au lit.
Le plus petit mouvement que je faisais, j'étais prise de respiration et une fatigue s'installait, je devais dormir.
Ma rééducation a duré 2 mois, j'étais fière de moi, je marchais.
Ce que vous devez savoir c'est que aujourd'hui encore, ma douce Agnès vient faire ma toilette, et que le kiné vient 5 fois par semaine me faire faire de la kiné respiratoire. |
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| mercredi 25 novembre 2009, a 20:25 |
| ma sortie de l'hôpital |
Ce fut un fameux coup sur la tête que je recevais, moi paralysée ? Et oui plus tard, j'ai lut dans mon rapport que toute ma fonction vitale s'était arrêtée de fonctionner, ce qui veut dire que je l'avais échappée belle, j'étais en vie, c'était déjà pas mal.
Le matin, après ma toilette, deux kinés sont arrivés pour me réapprendre à marcher, ils m'ont certifiés, que dans deux mois, je saurais de nouveau marcher mais que ça allait être dure et qu'il me fallait de la volonté, la volonté, battante comme je suis je l'avais mais dans ma tête le pourquoi restait toujours de fonction.
J'ai reçu la visite de mon chirurgien esthétique, je lui ai posé des questions, et comme réponse, Madame, je ne peux rien vous dire ça relève du secret médical.
Ah bon secret médical je rentre le 25 juillet pour une semaine et vous avez vu la date, il m'a répondu je suis désolé.
Comme je voyais tout le monde était désolé, chaque fois que je posais une question, personne ne savais me répondre.
Mais je n'allais pas en rester à je devais savoir.
Le 24 septembre, mon chirurgien me demande si j'allais porter plainte, je lui répond plainte pourquoi ?
Là il a rougit, il me dit, ben oui c'est vrai plainte pourquoi ? il me demanda alors, si j'avais le staff nécessaire chez moi pour pouvoir me soigner et poursuivre ma rééducation, je lui ai répondu bien sur, donc j'étais libre à partir du 25 septembre, après deux mois d'hospitalisation enfin j'allais retrouver mon chez moi.
Ce que je ne savais pas c'est que mon long calvaire allait seulement commencer. |
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| lundi 23 novembre 2009, a 17:06 |
| le premier jour dans la réalite |
Hélas, je commençait a m'agiter très fort et la fièvre faisait de nouveau son apparition naturellement les visites sont raccourcies, plus de visite le soir, mais qu'est ce qu'il m'est arrivé ?
L'infirmière en chef vient me voir et elle me dit, vous savez Madame, ici vous n'êtes plus en réanimation et nous n'avons pas le temps que eux ils ont à vous consacrer. Je lui réponds, je ne veux rien comme soins spéciaux je veux juste savoir ce qu'il m'est arrive et la suite de mon programme. Elle me dit je suis incapable de vous le dire, nous n'avons aucun dossier ici. Naturellement là je me rebelle et je lui dit méchamment, ah bon et mes médicaments, vous les devinez ou c'est dans une pochette surprise
Attention quand Nicole se déchaîne, c'est un tsunami.
Elle me dit je ne peux rien vous dire.
En moi-même je pensais attend ma vieille tu vas me le payer, on vient m'apporter mon souper, une biscotte et un bouillon, mais je suis retombée endormie et je n'ai rien mangé.
Vers 20 heures les infirmières de nuit distribuent les médicaments, arrangent le patients pour la nuit elles étaient deux et très gentilles. Moi c'était des piqûres de fortifiant et elles me souhaitèrent la bonne nuit, j'avais demande la télévision pour avoir des nouvelles du pays mais naturellement je m'endormais souvent.
Vers 4 heures du matin, j'avais des barres dans le ventre et je devais aller à la toilette, les infirmières me donnent une chaise percée, je me levais, mais de suite je suis tombée. Je ne savais plus marcher. J'avais mes jambes lourdes comme du plomb et là couchées à même le sol, j'ai lâché tout et j'ai commencé à pleurer.
J'en avait jusque dans mes cheveux, les infirmières sont arrivées en courant, et elles me disent Madame, fallait nous dire que vous étiez paralysée. Mais très gentille, j'ai été lavée de la tête au pied, c'est le cas de le dire. J'ai eu un bisou sur mon front et dans mes larmes je me suis endormie |
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| vendredi 20 novembre 2009, a 11:58 |
| le retour dans ma chambre normale |
Ah, j'avais emmagasiné pas mal de question, j'allais enfin pouvoir discuter avec, savoir exactement ce qui m'était arrive, j'étais dans le couloir en attente de descendre et mon staff est venue me dire au revoir et surtout le chef de service qui est venue me souhaiter bonne chance. En ajoutant, vous êtes sûrement la préférée de Monsieur B… (Mon chirurgien) parce que il a téléphoné tous les jours de Turquie pour avoir de mes nouvelles.
Tiens comme c'est étrange, vous connaissez beaucoup de chirurgien qui téléphone pour avoir des nouvelles de ses patients tous les jours de l'étranger ? Moi je n'en connais pas.
Je dois signaler, qu'en réanimation, j'ai été soignée hors pair je remercie ce service d'ailleurs.
Si je ne les avais pas eu je ne serais plus là pour vous raconter mon histoire.
On vient déposer des papiers sur mon lit, je les prends en main et là je vois sortie du service réanimation le 18 septembre 2004 à 14h30, je n'en croyais pas mes yeux, j'ai commence à pleuré comme une Madeleine, j'étais là depuis le 25 juillet.
Mais il va falloir qu'on m'explique, et déjà la battante qui est naturellement en moi , se réarmait.
Lorsque je suis descendue, j'ai été accueillie par mon mari, et quelques amis, ma chambre était remplie de fleurs, mon Dieu, merci.
Les infirmières m'installent dans mon lit, et la chef me dit et bien, vous nous avez fait peur, vous êtes une têtue vous, de vouloir lutter contre une machine.
Je demande, il m'est arrivé quoi ?
Monsieur B….. Va passer a 16heures, reposez-vous.
Je demandais à mon mari de me mettre un peu de musique, je lui demandais des explications pourquoi ? Comment ? Il me regardait les larmes aux yeux, il n'a jamais su me répondre parce que il ne savait rien.
La visite me fatiguait et je suis tombée endormie, je n'ai pas vu les amis partir, ni mon mari.
Quand je me suis réveillée, mon chirurgien était là, je lui dit bonjour Monsieur B… il avait les larmes aux yeux, je lui demande ce qu'il s'est passé, il m'a répondu je suis désolé et il a quitté la chambre. |
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| mardi 17 novembre 2009, a 23:20 |
| derniers instants au service de réanimation |
La nuit fut assez agitée, je pensais au lendemain matin dans mon fauteuil, j'allais enfin pouvoir parler à mon mari, j'allais peut-être avoir un bol de soupe, mais ce qui m'inquiétais, c'est le manque de pansement, je passais mes mains sur mon ventre et je ne sentais rien, pourtant je devais bien être opérée, et mon anniversaire, me tracassais également. Je fit une poussée de fièvre, mais après un calmant, je m'endormit du sommeil du juste.
Le lendemain matin, grandes ablutions comme d'habitude, visite du chef de service, grand sourire, et bien voilà j'allais aller dans mon fauteuil, certaine de pouvoir y rester toute la journée, l'équipe attendait mes kinés. On me leva doucement, j'avais la tête qui tournait, mais je ne savais pas rester debout, on aurait dit que mes jambes pesaient une tonne, mes deux kinés me dépose dans un fauteuil spécial on aurait dit un genre de matelas d'eau. Quelques minutes après, je faisais un malaise, et là on me remit au lit. Pourquoi ne savais-je pas bouger mes jambes ?
Lorsque mon staff arrivera de nouveau, je vais poser des questions, et j'ai le droit de savoir le pourquoi du comment.
Mais je n'ai jamais eu de réponse, j'avais entendu le chef de service dire de ne pas me contrarier, d'accéder à tous mes désirs, mais surtout de ne rien dire sur ce qui m'étais arrive. L'omerta complète.
Je suis encore restée une dizaine de jours dans le service, je restais de plus en plus longtemps dans mon fauteuil et un beau jour, bonne nouvelle je réintégrais ma chambre. J'allais quitter les soins intensifs, enfin j'avais hâte d'écouter la radio, les nouvelles surtout et les explications de mon chirurgien. |
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| dimanche 15 novembre 2009, a 09:57 |
| la fin de la chambre de la mort |
On aurait dit que j'avais un trou de mémoire énorme, je comptais mais je n'y arrivais pas, enfin on verra bien.
Le chef de service rentre dans ma chambre et me dit, et bien Madame, demain, on va vous mettre au fauteuil. Ah bon quel fauteuil ? Et bien celui que nous allons vous apporter, un fauteuil spécial, rien que pour vous parce que vous avez été sage, celui-là, il avait toujours un mot pour rire, sage tu parles, j'avais mordu la vieille bique qui ne voulait plus me soigner, bon débarras. Et petit à petit on m'enlevait les baxters de ma sous Clavière, je n'avais plus que mon sac de nourriture, et quelques bouteilles, j'entendais plus aucuns bruits sauf l'appareil avec les données de l'électrocardiogramme et d'autres choses , là j'ai pleuré de joie, et j'ai pensé à ma maman, mes chats, mon mari, mes amis, mais mon souci restait la date de mon anniversaire. Ah j'aurais voulu manger une glace à la vanille, demain le grand jour.
Pour y avoir déjà séjourné plusieurs fois, je savais qu'en service de réanimation, une fois qu'on vous lève vous regagnez rapidement votre chambre initiale. Chouette, je me voyais déjà (en haut de l'affiche) |
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| samedi 14 novembre 2009, a 23:32 |
| mon anniversaire |
Et de nouveau le grand nettoyage, je commençais à en avoir marre de toujours être lavée du haut en bas.
On m'apporta alors un sac au goût chocolat, et là, j'ai vu toute l'équipe qui me soignait avec les larmes aux yeux, j'ai pensé, je crois que mon calvaire est fini.
Je dormais à moitié, quand j'ai vu mon mari et une amie de longue date me caresser les bras, tiens leur visage était plus détendu, ils avaient eu de bonnes nouvelles sûrement ?
Une infirmière rentre dans la chambre avec un magnifique bouquet de fleurs, elle me dit heureux anniversaire Madame, mais je ne peux pas vous laisser les fleurs.
Je dis à mon mari, c'est pas mon anniversaire aujourd'hui, c'est le 1er septembre, et Anne ma douce amie me dit, Nicole, on est le 1er septembre.
Je m'énerve, je lui dit non j'ai été opérée le 25 juillet et je devais rester une semaine. Je vois des larmes couler. Naturellement, dès que je m'énervais, les alarmes se mettaient en route et mes deux visiteurs devaient sortir. Et là, j'ai pris conscience qu'il s'était passé quelque chose de grave et j'essayais de me souvenir mais me souvenir de quoi ? |
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| mardi 10 novembre 2009, a 23:08 |
| explication de la nourriture parentérale |
Littéralement, parentéral signifie « qui a lieu à côté de l'intestin ». Ce terme est employé pour désigner l'introduction d'une substance dans l'organisme par une voie autre que digestive. Ce peut-être la voie intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée. Classiquement, l'alimentation parentérale est soit complète, soit exclusive et sa durée est souvent brève, mais elle peut parfois s'étendre sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.
L'indication de l'utilisation de la voie parentérale est une dénutrition plus ou moins importante après intervention chirurgicale par exemple ou quelquefois au cours d'un cancer. Les grands brûlés ainsi que les personnes âgées nécessitent dans certains cas, une alimentation parentérale. Les indications d'une durée prolongée concernent tous les malades atteints de troubles gastro-entérologues et plus particulièrement ceux présentant des maladies de l'intestin grêle. La maladie de Crohn (inflammation importante de la muqueuse de l'intestin) nécessite ce type d'alimentation. L'alimentation parentérale ne doit pas être confondue avec l'alimentation entérale qui consiste à administrer des substances nutritives par voie digestive. On utilise également le terme de gavage pour désigner ce mode d'alimentation particulier. |
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| mardi 10 novembre 2009, a 23:07 |
| suite |
Les jours se déroulaient avec des hauts et des bas, plus de bas que de hauts, et mon ange, Marie Curie , me dit aujourd'hui Madame, vous allez pouvoir vous nourrir, vous allez pouvoir choisir entre fraises, chocolat ou vanille. Je me dit chouette, j'adores les fraises, et elle arrive avec un sac rose, je me demandait comment j'allais les manger, mais elle l'attache à un de mes innombrables crochets qui étaient derrière moi. Surprise, elle me « branche » évidemment comme je suis allergique à tout ce qui est de couleur rouge, j'ai dégurgite. Ca alors, c'était vraiment le goût de fraise. J'ai appris bien plus tard que j'étais revenue à la nourriture parentérale. Je vous explique ce que veux dire ce mot : |
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| lundi 09 novembre 2009, a 11:51 |
| suite |
Le chef de service m'a fait comprendre, qu'il fallait que je fasse un effort, pour me reveiller doucement, et surtout d'essayer de respirer toute seule. Ne vous en faites pas, nous allons enlever le respirateur, mais si il vous arrivait un petit pépin, nous intervenons dans la seconde qui suit. Ouf je suis rassurée, je vis, je vais m'en sortir, je le ressent, je lui prit sa main et la serra pour lui dire oui je vais faire mon possible.
Je retombais de nouveau dans mon sommeil calme, reposée. J'ouvre un œil, j'étais très étonnée de ne plus entendre de bruit, je tourne la tête et je vois que cette machine ne fonctionnait plus. J'étais confiante, ça y est, je suis sauvée.
Prise d'une toux violente avec expectoration, je crache du sang, ah non pas ça, mon papa est mort deux jours après avoir craché du sang. Mon Dieu, ne me laissez pas tomber, reprenez moi je vous en supplie. Tiens, les sirènes de pompiers dans l'hôpital, quel boucan, une armada de tablier blanc rentre dans ma chambre, mais ce sont mes alarmes ah non….
De nouveau de la fièvre, importante 41° et j'ai appris plus tard que j'avais une pneumonie très tenace et le pyocyanique (bacille de l'environnement) très dangereux dont ont en réchappe à peu près jamais |
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| samedi 07 novembre 2009, a 22:10 |
| suite |
Tiens mon lit tremble, on dirait une secousse sismique, j'ouvre les yeux et je vois un homme en blanc qui avait ses mains sur mon coeur, et qui me donnais des coups de poings, il est fou ou quoi et arretez..... vous me faites mal aux côtes, je criais aieeeeeeee et de nouveau ces fers a repasser quelle horreur, je faisais des bonds , non je ne joue pas a la trempoline, j'ai horreur de ça,ouf c'est fini. J'entends, rangez tout elle est revenue , je me demandais ou j'allais me promener ainsi, d'autant plus que j'étais nue sous mon drap.
Laissez moi tranquille, laissez moi dormir, ne me laver pas tout le temps, je ne suis pas sale. De temps en temps, la vieille bique venait me demander mon nom, mais elle va me lacher celle-là.Un petit aérosol madame, je lui en mettrai moi des aérosols, j'ai commencé à me débattre, à me révolter, à la griffer, je prenais le bus pour l'aéroport et je la laissais là.Quand le Docteur en chef va voir que je suis partie, elle va être renvoyée.
Non je suis tombée , cette fois ci j'étais en Suisse, j'ai glissé, pas possible ça et de nouveau les secousses sismiques recommencent, j'en avais assez de lutter. Laissez moi dormir s'il vous plaît.
J'ai su après d'après mes feuilles d'observation qu'on m'avait réanimé trois fois.
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| mercredi 04 novembre 2009, a 22:19 |
| les jours defilent |
Les jours défilent, les nuits egalement, les infirmières etaient toujours à mes côtes, me lavaient, me chouchoutaient, je m'installais dans une sorte de nuage ouaté et j'étais bien.Je croyais qu'on venait me photographier 4 ou 5 fois par jour mais c'etait des radios du thorax. De temps en temps j'ouvrais un oeil,tiens on dirait ma voisine à côté de moi, pourquoi elle pleure? Je lui parlais, elle ne m'entendais pas, et mon mari? il me regardait avec des yeux de chien battu, pourquoi il ne me parlais pas?
Tiens un homme avec un porte- document à côté de moi, il me veut quoi? (j'ai appris plus tard que c'était mon chirurgien esthétique qui me rendait visite chaque jour) j'avais déjà vu cette tête là mais je cherchais vainement.
Dans les infirmières il y avait une dame plus âgée, elle m'énervait, elle venait me mettre des aérosols, je deteste ça, et une nuit, j'entends qu'elle dit, mon dieu quel orage, j'ai peur je vais fermer les tentures, je m'agitais très fort et ma douce mMarie Curie comme je l'avais surnommée est venue directement près de moi et je lui ai fait comprendre que j'aimerais qu'elle ouvre les tentures pour moi voir l'orage.dans la chambre, celle qu'on appelle la chambre de la mort, il y avait d'immense fenêtre.Et là j'ai vu de temps en temps des éclairs enormes.Oui j'étais vivante, maintenant j'en étais sûre.
Tiens il se passe quoi, une animation qui n'etait pas naturelle dans mon environnement, j'entends vaguement, nous ne pouvons pas la laisser intuber, il faut la reveiller ou lui faire une tracheotomie.Nonnnnnnnnnn pas ça je ne veux pas et je suis retombée de nouveau dans un sommeil profond . |
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| lundi 02 novembre 2009, a 20:32 |
| le coma "provoqué" |
Voilà, je respirais mieux mais je ne distinguais pas ou j'étais, j'entendais beaucoup de bruit du va et viens mais je ne savais pas ouvrir les yeux.La dispute continuait alentour de moi, impossible de dire qui parlait, je me demandais ce qui m'était arrive.A mon avis j'étais décédée et on s'affairait à faire ma toilette. J'étais dans un délire, j'avais peur mais je n'avais pas mal .Ces bruits etaient infernaux, on aurait dit qu'on respirait à mon oreille, je luttait contre ce bruit et j'entendais de très loin , madame, ne luttez pas contre la machine vous allez vous faire du mal. Machine? elle a dit machine, un instant je me suis souvenue que mon papa était décédé sous les machines, j'etait contente j'allais aller le retrouver.
Si un jour vous avez le malheur d'aller voir un proche aux soins intensifs, une personne qui est dans le coma "provoqué" ne parlez surtout pas on entend presque tout, on hurle, mais bien sur aucuns sons ne sort de la bouche, j'ouvrais un oeil de temps en temps, et je voyais des tabliers blancs et des badges pour moi c'etait des anges.
Dans mon délire, j'avais tout de même 41° de fièvre, une pneumonie à droite et une autre souche à gauche, j'ai vu Hitler qui me demandais de bien vouloir venir lui verifier sa comptabilité. J'ai acccepté bien sur et je suis partie en Suisse chercher du miel pour l'hôpital.Et là j'ai pris l'avion pour Berlin pour verifier la comptabilité d'Hitler.
Je dois vous dire que je n'ai pas connu la guerre, je n'ai jamais lu des livres concernant ce personnage.
Un moment donné j'entends "merde elle s'en va" je me dit bien oui je suis à Berlin et là je suis passée dans un tunnel noir, et au fond il y avait une lumière merveilleuse, des étoiles qui tombaient en forme de coeur , une musique magnifique de petites clochettes, et alors, l'herbe etait d'une beauté un vert uni avec des fleurs merveilleuses.
J'étais dans un état de béatitude, non je n'ai vu personne parce que j'ai été réanimée avec les defibrilateurs et que je n'ai pas été loin assez loin dans la mort
Dommage j'étais bien.
Mon état s'empirait, et j'avais mal aux mains, j'ouvre un oeil, et je vois qu'elles avaient triplé de volume, j'avais de nouveau du mal a respirer tout en étant sous le respirateur artificiel.J'entends de nouveau "merde l'eau monte au coeur" bippez monsieur........ dans mon sommeil je me demandais comment je pouvais avoir de l'eau au coeur alors que je n'avais pas pris de bain depuis un moment.
A ce moment, on m'a replonge encore plus loin dans le coma, c'est ce que j'ai vu sur mes feuilles journalières.
a demain |
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| lundi 02 novembre 2009, a 20:26 |
| le jour "j" |
Dans mon sommeil, des voix lointaines se dessinaient, j'entends "bordel qu'est ce que tu a fait?" c'etait la voix de mon chirurgien, elle est allergique à l'euphyline.J'ouvres mes yeux lentement et j'avais très difficile à respirer, j'étouffais, prise de panique encore pire, je me souviens,d'une course poursuite avec mon lit, les baxters , les infirmières , le chirurgien et moi en detresse respiratoire complète, je voyais des etoiles partout. Mon chirurgien continuait à hurler sur l'anesthesiste mais je n'entendais plus que des bribes, et puis le trou noir.Il était environ 17 heures, mon mari attendait angoissé, pas de nouvelles, il a pu me voir enfin 2 minutes dans une detresse respiratoire très avancée, après on l'a fait sortir.
J'ai été intubée pour libérer les bronches, et je suis restée dans un coma pour eviter de me faire souffrir et pour m'aider à respirer, malheureusement il a dure 2 mois. J'étais entre la vie et la mort, les médecins ne se prononcaient pas. Comme il est pénible de me rememorer cette période, vous m'excuserez de le faire par petite étape.
A demain |
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| mercredi 28 octobre 2009, a 16:37 |
| Bonjour, je voudrais vous parler de mon calvaire depuis juillet 1994 |
Voilà, j'aimerais diffuser ces informations parce que ça peut aider d'autres personnes à réfléchir quant au choix, de son anesthésiste, de son chirurgien et de son hôpital.
Mais avant tout, retournons en juillet 1994 ou ma vie a basculer, j'allais avoir 50 ans le 1er septembre.
J'étais chef-comptable dans une grande société d'acier et j'avais sous mes ordres une quarantaines de personnes.
Le 24 juillet 1994, je rentres à l'hôpital du CHU Charleroi car on devait m'opérer de plusieurs éventrations et en même temps me faire une abdominoplastie.
le chirurgien avait décidé d'englober les deux operations qui etaient assez lourdes et elles etaient programmées le 25 juillet à 7heures. |
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